Super Weebi Moi

Founder 2. Macdonald kitchen scene

Founder 2. Macdonald kitchen scene

(english version further below if you do not read le french)

Dans le film Le Fondateur, John Lee Hancock raconte comment les frères McDonald créent la marque de restauration rapide la plus connue au monde. Ils se concentrent sur une vision : servir le meilleur burger en un minimum de temps. Pour y parvenir ils améliorent le processus de préparation en appliquant une méthode itérative très proche de celle utilisée pour concevoir une application. Cette comparaison entre méthodes de design et techniques culinaires est un savoureux prétexte pour présenter les fonctionnalités de la nouvelle version de weebi. Bon appétit.

Les frères MacDonald mettent en place une approche itérative pour gagner en vitesse. Avant d'allumer les fourneaux, ils modélisent le circuit de gestion des commandes, de la cuisson au paiement et questionnent chaque étape afin de gagner en efficience. Ils vont ainsi jusqu'à reproduire le plan de leur cuisine sur un terrain de tennis afin d'optimiser la disposition des équipements. Ils dessinent à la craie chaque poste de cuisson et mettent en scène la préparation des commandes. Dès le premier essai ils réalisent que la friteuse freine les opérations, il faut la décaler contre le mur. Oui mais du coup : "on le met où le bidon d'huile?"

La configuration doit être repensée. Alors il faut retirer des éléments, réajuster le plan, repenser la valse des manipulations. Ils réalisent au fur et à mesure que certaines étapes encombrent le processus. Pour que le geste épouse la fonction ils testent, corrigent à nouveau, complètent. A la fin de la journée, les cuisiniers effectuent moins de gestes superflus. En limitant les déplacements ils augmentent leur performance et multiplient les happy meals.

Le designer d'application mobile doit itérer de la même manière sur les interfaces. Il adapte la maquette jusqu'à ce que la manipulation du prototype soit fluide. Ensuite il le soumet au test. Et là c'est infaillible il faut corriger, reprendre à nouveau. On ne déplace pas de friteuse, juste des boutons, ça tâche moins mais c'est le même casse-tête :
"On le met où le bouton Bill ?"
La configuration doit évoluer...

Founder 1. Mock up tennis

Founder 1. Mock up tennis

L'images ci-dessus illustre la recherche d'efficience des rois du fast food.

L'analogie entre développement informatique et restauration rapide s'arrête là. La maintenance s'apparente plutôt à de la haute gastronomie. Poursuivons donc la métaphore gastronomique.

La recette MacDonald ne change pas : un burger, des frites, une boisson.
Une fois les éléments bien disposés dans la cuisine ils ne bougent plus. A l'inverse, le menu d'une application évolue régulièrement. Il faut ajouter des fonctionnalités, simplifier des paramètres, intégrer de nouveaux composants. C'est comme travailler avec un chef en quête d'une nouvelle étoile Michelin. Il transforme la carte pour satisfaire un gourmet, bouleverse sa technique pour suivre une nouvelle saveur... La brigade en perd la toque ? Qu'importe il faut poursuivre l'inspiration !

De la même façon une demande alarmante des utilisateurs exige une mise à jour de l'application. N'en déplaise à MacDo c'est plutôt à grand renfort de pizza qu'on vient à bout des bugs les plus récalcitrants. L'interface évolue au passage, on bouscule les habitudes tout en veillant à rester en phase avec l'usage. Les utilisateurs font la fine bouche, mais apprécient la nouveauté, bref ça revigore sans danger. Toutefois lorsque l'on publie une nouvelle version, là c'est la révolution. Le jeu Worms passe en 3D
, Alain Passard reprend l'Arpège, aussi succulente soit-elle l'update peut être plus dure à avaler qu'une pilule rouge.

Introduire un lot complet de fonctionnalités clés implique de casser certains codes et d'imposer de nouveaux itinéraires. On a beau arrondir les coins de serviettes, il est délicat de ne pas léser les habitués. Lorsque la version 1 de weebi ("l'ardoise digitale") a évolué vers une solution de gestion de stock (v2) il a fallu convaincre nos clients d'adopter de nouvelles pratiques. Le suivi de l'inventaire s'est révélé être un facteur clé de réussite, permettant notamment de réduire les pertes d'articles. Aujourd'hui remettons l'application weebi au goût du jour à-travers l'intégration du paiement mobile. Nous sommes convaincus que cette mutation fondamentale va convaincre même les plus sceptiques.

Weebi devient une solution de vente complète (v3) avec nouveau design et de nouvelles fonctionnalités. Actuellement en béta l'appli sera disponible en téléchargement sur PlayStore et AppleStore le 7 juillet.

La principale nouveauté est la gestion du paiement éléctronique (compte bancaire, carte crédit, mobile money). Le but de cette nouvelle version est de faciliter la facturation éléctronique pour le point de vente. Une fois le compte configuré, les paiements sont enregistrés en temps réel. Le gérant peut ainsi suivre les ventes effectuées sur chaque compte par chaque point de vente. La réconciliation automatique simplifie aussi la gestion des comptes. Le gérant peut ainsi mieux distinguer les factures payées en liquide et les factures réglées par une autre méthode de paiement. Cette fonctionnalité s'applique aussi sur les dépenses. Le gérant peut ainsi saisir les décaissement payées en liquide ou via un autre mode de paiement.

La version trois intègre aussi la prise en compte des taxes sur la valeur ajouté (TVA) et la possibilité d'envoyer des devis, favorisant ainsi la vente à distance et sur catalogue. Les poissonneries qui commercialisent leurs produits vont ainsi pouvoir vendre mieux, mais surtout vendre plus. Un immense merci au Lab Innovation de la Société Générale pour son soutien depuis le début de ce projet et aux équipes de YUP Sénégal. Nous sommes fiers que le premier paiement mobile utilisé sur weebi soit rouge.

Ci-dessous un aperçu de l'évolution de l'interface ainsi que quelques captures de la béta en exclusivité avant-première VIP :

weebi app v1

weebi app v1

weebi app v2 alpha

weebi app v2 alpha

weebi app v2 bis

weebi app v2 bis

v3 ticket vente fond noir

v3 ticket vente fond noir

weebi app v3 calcul monnaie

weebi app v3 calcul monnaie

weebi app v3 Tickets récents

weebi app v3 Tickets récents

weebi app v3 Statistiques  Stock / Produit

weebi app v3 Statistiques Stock / Produit

weebi app v3 Statistiques  marges

weebi app v3 Statistiques marges

weebi app v3 Produits

weebi app v3 Produits

weebi app v3 Produits  Ajouter un article avec stock initial

weebi app v3 Produits Ajouter un article avec stock initial

weebi app v3 Dépenses  achat

weebi app v3 Dépenses achat

weebi app v3 Configuration Gestion

weebi app v3 Configuration Gestion

Nous avons publié un autre article autour de l'itération, cette fois sur l'aspect hardware dans un post dédié au socle anti-vol conçu, fabrique et vendu à Dakar :

Itérer d’arrache pied!

English

In the movie The Founder, John Lee Hancock displays how the MacDonald brothers invented the most famous fast-food brand in the world. They focus on one vision: to serve the best hamburger in the least amount of time. They reach this goal by applying iterative techniques to speed up cooking process, their methods echo with design practices used in mobile application development. This crossover around hamburger is a tasty excuse to delve deeper into weebi dev kitchen and to introduce the changes coming along the new version.

The MacDonald brothers use an iterative approach to gain speed. Before stirring up the stoves they design the whole process, from orders to payment, and challenge each step to make it more efficient. They even sketch their kitchen plan on a tennis court in order to optimise equipments layout. Using chalks they draw each cooking stations and mimic the whole work in progress. From the first trial they notice that something is wrong. The chip pan in the center slows down operations. It needs to be pushed against the wall, which calls for a new design...

They need to remove elements, outline a whole new plan and rethink handlings. Little by little they remark that some steps obstruct the process. They try again, correct, complete so that movements fill the function. At the end of the day cooks perform less unnecessary moves. By limiting displacements they increase their performance and multiply happy meals.

Mobile app designers iterate in a similar fashion over layouts. They adapt mock-ups until screens provide a flowing journey all across the prototype. Then comes testing and there goes correcting. Reworking is inevitable. No chip pan is removed, only buttons, but the puzzle remains the same ; how can they move pieces while maintaining a well-oiled arrangement ? Well this calls new designing session...

Founder 1. Mock up tennis

Founder 1. Mock up tennis


The screenshot below illustrates the pursuit of efficiency by the kings of the fast-food industry.

Nevertheless the analogy with mobile development goes no further as development and maintenance both belong to the realm of top class gastronomy. MacDonald recipes do not change : a burger, some chips, a soda. Once finely settled in the kitchen, equipments needn't move. On the contrary a mobile app menu evolves on a regular basis. New functionalities have to be added, parameters must be simplified, burgeoning techs need to be integrated. It is similar to working in the kitchen with chefs in quest of new stars from the Michelin. If a gourmet requests new flavours they will rewrite the full range of dishes or disrupt the set-ups to hunt down a new taste. Who cares about fuming cooks or blazing sauciers when pursuing the ultimate savour ?

In a similar way, a boiling request from users demand an urgent update. Never mind MacDonalds, it is usually Pizza Pino that comes to the rescue and fuel dev efforts to overcome the most truculent bugs. Layouts evolve in the process. Designers bulge habits softly so that conventions remain. Users maintain a stiff upper lip but appreciate the novelty. It perks one up but causes no hangover. However when a new version comes in, knives are out.
The game Worms goes to 3D, Jamie Oliver goes veggie, as delicious as it might be, the update often goes down like the red pill... painfully.

Introducing a whole set of functionalities involves breaking up some rules and requires to follow new routes. Though one endeavours to smooth napkins around the edges it is delicate not to upset regular users. When the first version of weebi (digital slate) evolved to a stock management solution (v2) we had to convince our clients to adopt new practices. Inventory management proved to be a key success factor, allowing in particular to reduce items loss. Today we upgrade the weebi app by integrating mobile payment. We are convinced that this fundamental modification that convince even the sceptics.

Weebi becomes a comprehensive point of sale solution. This third version includes a new design and new functionalities. Currently in beta it will be available on PlayStore and AppleStore the 7th of July.
The main update is electronic payment integration (banking account, credit card and mobile money). The goal of this new version is to ease e-invoicing for point of sales. Once the account is set-up payments are recorded in live allowing the business owner to track sales performed on each account by each point of sale. Automated settlement also clears the way for clean bookkeeping. Business owner can distinguish easily invoices paid in cash from those paid through electronic payment. This feature also applies to expenses. Manager can thus record disbursements paid in cash or through e-payment.

This new version also includes tax management as well as the ability to send invoices, thus boosting remote sales. Fish shops that sell their products using weebi will as a result be able to increase marketing at no cost. We are grateful to the Lab Innovation of Société Générale for their support since the beginning of the project. Also want to thank YUP Senegal Team for supporting us. We are proud that the first mobile wallet used in weebi is red.

If you enjoy the topic here is a cool site dedicated to mixing food and UX :
http://www.foodux.org/