Etude sur la chaine de valeur des céphalopodes à Mbour/Joal

awa_photo

La pêche est le poumon de l’économie du Sénégal. C’est un marché estimé à 200 million d’euros par an comprenant des exportations, et une consommation locale moyenne de 26 kilos de poisson consommés par Sénégalais par an tels que la dorade, le mérou et le barracouda, poissons emblématiques de Dakar, où 300 tonnes de produits halieutiques sont vendues chaque jour. Si il existe de nombreuses études scientifiques et économiques sur ces poissons, peu d’études traitent des céphalopodes. Le poulpe, la seiche et le calmar sont rarement exposés sur les étals de la capitale. Peu consommés au Sénégal, les prises annuelles de céphalopodes représentent pourtant 15 000 tonnes par an, et placent le Sénégal comme premier exportateur d’Afrique francophone.

CBI Ministry of Foreign Affairs

CBI Ministry of Foreign Affairs

Ce marché est néanmoins confronté à une concurrence en pleine expansion en provenance de l’Inde, de la Chine et de l’Asie du Sud-Est. Pour rester compétitive cette filière doit se moderniser et mettre en pratiques des mesures d’hygiène et de traçabilité équivalente à celles de ces concurrentes. Awa Mbengue, Technicienne en aquaculture à l’Université Cheikh Anta Diop a réalisé une étude pour weebi sur les contraintes de la filière des céphalopodes au Sénégal et les pistes de modernisation envisagées.

Cette étude est le fruit de plusieurs mois de recherches pour évaluer comment une application mobile peut réduire le gâchis alimentaire jugé « inévitable » dans la filière de la pêche. Le premier prototype « le marché weebi » lancé à Dakar comme une martkeplace du poisson pour les professionnels s’est soldé sur un semi-échec et deux constats :
1. le besoin de remonter la chaîne de valeurs vers les acteurs réalisant des marges suffisantes et prêts à investir dans un outil informatique pour proposer plus de valeur ajouté, tels que les mareyeurs et les usines
2. la nécessité de se concentrer sur une seule famille de ressource halieutique pour adapter le logiciel aux spécifités de traitement de l’éspèce tout au long de la chaîne de valeur (préparation, conditionnement, transport).

Parallèlement à cette étude nous poursuivons un second pilote avec un industriel et plusieurs mareyeurs qui va s’étendre sur six mois afin de mesurer l’impact du logiciel.
Merci au Lab Innovation de la Société Générale et à l’équipe de YUP pour leur soutien à ce projet depuis le Hackathon l’Arbre à Palabre en 2017.

Premières vente de poisson sur le marché weebi